Les écologistes réformistes votent la prolongation de l'Etat d'urgence

Suite à l’attentat perpétré à Nice au soir des festivités du 14 juillet, les députés ont voté cette nuit la modification de l’état d’urgence et sa prolongation pour une durée de 6 mois. Les députés écologistes réformistes étaient présents pour soutenir cette mesure. Il s’agit là d’un vote de responsabilité mais aussi un vote de lucidité face à une menace durable à laquelle la France est confrontée depuis plusieurs mois maintenant.

 

 

« Bien sûr que l’état d’urgence ne garantit pas le risque zéro, commente Véronique Massonneau. L’horrible attentat survenu à Nice en est une terrible illustration. Mais comment peut-on justifier la fin de cet état de sécurité accru alors que la menace pèse toujours autant sur notre pays ? » s’interroge la députée de la Vienne.

 

 

Hier soir, lors de son discours à la tribune de l’Assemblée, François de Rugy a voulu dénoncer l’instrumentalisation opérée par la droite dès le lendemain de ce terrible événement, aux dépens de l’union nationale :

« La décence et le respect pour les victimes auraient dû conduire les responsables politiques de l'opposition à éviter les polémiques : chacune et chacun peut émettre des propositions sans se laisser aller à instrumentaliser un drame pour alimenter une pré-campagne électorale» a-t-il déclaré.

 

Christophe Cavard tient à rappeler que dès 2014, le gouvernement et la majorité parlementaire dans laquelle s’inscrivent les députés écologistes réformistes ont déjà considérablement développé les moyens de la France pour se prémunir des attaques terroristes :

 

« Nous avons déjà voté d'autres lois et adopté des budgets qui ont augmenté les moyens pour les services de sécurité - police, gendarmerie, justice, armée - moyens des services publics de sécurité qui avaient baissé auparavant », précise le député du Gard et membre de la commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre le terrorisme. 

 

Au-delà de ce vote, combattre sans faiblesse cette idéologie de mort et cette fanatisation, ceux qui la propagent, les groupes et les lieux où elle s'exprime est une exigence que les écologistes réformistes tiennent à rappeler. Ils précisent que l'évolution et l'ampleur de la menace terroriste justifient d'adapter régulièrement les moyens législatifs, réglementaires, humains, matériels et budgétaires de lutte contre le terrorisme.

 

Prévenir les dérives de certains individus est également un enjeu essentiel : en ce sens, le plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme présenté au printemps par le gouvernement énonce de bonnes propositions qu’il nous faut rapidement mettre en œuvre.

 

Nous devons défendre notre mode de vie libre et notre société ouverte et tolérante qui sont attaqués. Il nous faut aussi préserver ce bien précieux qui est une partie de notre réponse aux terroristes : « leur violence et leur barbarie ne réussiront pas à semer la division au sein du peuple de France », conclut François de Rugy.

 

 

 

Eric Alauzet

François Michel Lambert,

Christophe Cavard,

Véronique Massonneau

François de Rugy